Psycho

Je suis un imposteur…

Imposteur (n.m) : Personne qui trompe par de fausses apparences, qui se fait passer pour quelqu’un d’autre.

Vous aussi à un moment donné dans votre vie vous vous êtes dit que vous n’étiez pas à votre place ? Ou que ce sentiment soit constant peu importe ce que vous faites ou ce que vous dites ? Alors vous connaissez probablement ce syndrome de l’imposteur. Et vivre avec tous les jours c’est pas toujours facile…

Vous avez pu le lire ici, mon parcours est un bordel. Un beau bordel mais bordel quand même. Résultat, aujourd’hui j’ai du mal à me positionner et assumer ce que je suis. En effet, j’ai toujours honte de me dire que je réussis et que je suis légitime dans ce que je fais et ce que je dis que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Je me retrouve dans cette impasse où la seule chose que je sais faire c’est parler de cinéma, faire mon travail de chargée éditoriale mais cette place j’ai constamment l’impression de ne pas la mériter. De tromper mon monde et d’être un imposteur. Persuadée que d’autres personnes sont plus compétentes et plus méritantes que moi, je me remets constamment en question.

Elle est où ma place alors ?

Je ne veux pas m’en plaindre, je ne me dis même pas que je ne devrais pas ressentir ce syndrome car je reste persuadée que je suis un imposteur. C’est un drôle de sentiment qui part et qui revient. On ne sait jamais quand mais quand il revient il vous fait tout remettre en question. Je doute lorsque j’écris une critique, je doute lorsque je tourne une vidéo, je doute dès que je veux dire quelque chose…

Je suis quelqu’un dont l’esprit fourmille de projets. Je déteste rester là à ne rien faire et j’aime me lancer des défis. C’est quelque chose que je trouve d’exaltant et dans lequel je ne cherche aucune reconnaissance. C’est avant tout un plaisir personnel, celui de mettre en chantier un projet, de s’y investir, trouver des idées et le voir se concrétiser. Parfois ça fonctionne, parfois ça fonctionne pas mais tant que j’y trouve une gratification personnelle c’est tout ce qui m’importe.

Là où le bât blesse, c’est lorsqu’en plus de douter soi-même, tu deviens la cible des autres. Un sport dans lequel j’excelle visiblement mais on ne reviendra pas sur toutes ces histoires. Au final le problème reste le même, est-ce que j’ai vraiment ma place ici ? Est-ce que ce que je dis est pertinent ou nécessaire ? Est-ce que ce que je fais est nécessaire ?

L’impression de gêner

C’est terrible de se demander pendant trois heures si ce que je vais dire va avoir des répercussions, si ce que je dis est juste ou si je ne risque pas de m’attirer les foudres d’une énième personne. Il faut dire que la police des réseaux sociaux est terriblement active (et visiblement encore plus en confinement) et fait des ravages. Ce qui renforce d’autant plus ce sentiment d’imposteur. Cela doit bien faire maintenant trois ans que je parle cinéma et je n’y trouve toujours pas ma place. Persuadée de gêner plus qu’autre chose.

Alors on fait comment pour combattre ce foutu syndrome ?

Je n’ai pas la solution sinon je n’en serai pas là vous vous doutez bien. Probablement un problème de confiance en soi qu’il faut régler, se dire que non on est méritante et si on est là c’est pour une bonne raison. Ensuite se détacher du regard des autres, ce que je ne sais toujours pas faire. Je m’efforce de le faire depuis des années où je subis des critiques acerbes mais ce n’est pas toujours facile car même si on veut les ignorer ils sont toujours là : les remarques, les insultes, les moqueries, les dislikes… Même si on ne veut pas y prêter attention ils viennent forcément miner le moral et fait tout remettre en question… une fois de plus.

Et eut-être que finalement tout ça n’est du qu’à un peu (beaucoup) de chance et qu’on est arrivés à un point où il serait peut-être temps de se remettre en question.
P.S : C’est ma petite voix qui est actuellement en train de me dire ça.

La bise (avec un masque), Margaux

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